Les yeux de Sophie par Jojo Moyes

Hello les sexy ladies !

Il y a de cela de nombreux mois, j’ai découvert la plume de Jojo Moyes, dont le célèbre « Avant toi » a été adapté au cinéma. J’avoue que je n’avais pas été très émue par ce roman malgré les critiques élogieuses (chronique ici).
Ne voulant pas rester sur une impression mitigée, j’ai eu envie de me lancer dans la lecture d’un autre de ses livres dont le titre m’intriguait pas mal. Par contre, je ne m’attendais pas du tout à ce genre d’histoire !

En bref:

Auteur: Jojo Moyes
Titre: Les yeux de Sophie
Nombre de pages: 480 (broché)
Éditeur: Milady
Genre: Amour, contemporain
Parution: 20 octobre 2017
Prix: 18.90 €

De quoi ça parle ?

1916, la guerre fait rage partout en Europe. Sophie, propriétaire d’un hôtel, doit supporter quotidiennement la présence des Allemands, obligée de leur préparer leur repas chaque soir. Le commandant, bien que son ennemi, se montre bienveillant envers elle, appréciant les qualités de peintre de son mari parti au front. En effet, le portrait de Sophie est fièrement affiché dans l’hôtel, à la vue de tous. L’Allemand se montre de plus en plus obsédé par ce tableau et par la jeune femme qu’il représente. Alors que la Française croit son mari entre la vie et la mort, elle va alors faire une proposition à l’officier. Une proposition qui pourrait bien la détruire à tout jamais…
Un siècle plus tard, Liv, Londonienne, tente de survivre à son existence faite de tristesse. Miraculeusement, un beau jour, elle fait la rencontre de Paul, un homme charmant au métier intriguant. En effet, celui-ci est spécialisé dans la restitution d’oeuvres d’art et, justement, la famille Lefèvre lui a demandé de partir à la recherche du célèbre tableau « Les yeux de Sophie »…

A quoi faut-il s’attendre ?

Le thème de la guerre et plus précisément de la première guerre mondiale est largement abordé. Les 25-30 premiers % du livre se déroulent en 1916, alors que diverses régions de la France sont envahies par les Allemands. Les conditions de vie de l’époque sont effroyables et franchement très bien retranscrites. Mon cœur s’est serré à plusieurs reprises à la lecture de la pauvreté et de l’enfer qu’ont vécu les gens pendant ces années horribles. Les Allemands sont dépeints comme les ennemis et il est facile de les identifier comme tels. Aux yeux des personnes sous leurs ordres, ils ne sont rien de plus que des animaux. Ils n’ont plus rien d’humain et le lecteur comprend d’où vient cette impression si dure.

L’amour est également présent. D’une part entre Sophie et son mari parti au front. Elle lui est d’une fidélité inébranlable et l’aime plus que tout. Elle tente de rester positive et d’espérer qu’il reviendra sain et sauf. Sophie revit quelques flash-back qui nous ramènent dans le passé, avant la guerre, au moment où la jeune Française a fait la connaissance du célèbre peinte Lefèvre. Cela permet au lecteur de mieux comprendre la jeune femme et les décisions qu’elle prendra par la suite.
D’autre part, le lecteur est également projeté à notre époque, dans la vie de Liv, jeune Londonienne, veuve et inconsolable. Son mari, un architecte renommé, est mort il y a 4 ans et, depuis, elle erre comme une ombre. Elle va faire la rencontre de Paul, un homme qui, contre toute attente va l’ébranler et lui redonner goût à la vie. Malheureusement, rien n’est jamais simple en amour et la mission du chercheur d’œuvres d’art risque de tout gâcher.

Le thème de la restitution des tableaux volés durant les deux guerres mondiales par les Allemands tient une place centrale. Le lecteur est projeté dans les tribunaux et assiste à ce processus dont on parle peu dans l’actualité.

Les personnages principaux sont deux femmes d’époques différentes et pourtant liées par l’histoire.
Sophie, tout d’abord, la petite française, forte et optimiste dont la vie va basculer le jour où elle décide de sauver son mari par tous les moyens possibles.
Liv, ensuite, trentenaire détruite, au bord du gouffre, qui retrouve l’espoir dans les yeux d’un autre homme et qui va se battre pour garder le tableau si cher à son cœur.

L’écriture est fluide et le livre se lit sans encombre. L’auteure s’est vraiment bien documentée pour l’élaboration de cet ouvrage !

Mon avis :

J’ai moyennement apprécié cette lecture. J’ai trouvé que le roman était bon, intéressant et agréable, mais il m’a manqué de l’émotion. Je constate que je ne suis absolument pas sensible au style de l’auteure et c’est vraiment un aspect propre à moi et moi seule.
L’histoire est pourtant touchante et intrigante. Je me suis attachée à Sophie et ai prié pour elle tout au long de ma lecture. Quant à Liv, j’avoue qu’elle m’a un peu tapé sur les nerfs. Certes, elle a eu son lot de malheurs, mais je n’ai pas particulièrement adhéré à ses réactions.
Je lis très très rarement des livres traitant de la guerre car je n’aime pas ça. J’avoue que ça me brise le cœur à chaque fois. Pourtant, ce roman-ci m’a franchement donné envie d’aller à Berlin (j’ai d’ailleurs réservé un city trip dans la foulée). La façon dont les Français percevaient les Allemands à l’époque est choquante et pourtant tellement compréhensible. Ces hommes ne se traitaient pas comme tels, mais bien comme des animaux, sans émotions.
Au moins, cette histoire m’aura appris pas mal de choses concernant la restitution des œuvres d’art volées par les Allemands. J’avoue que ce sujet est très peu abordé et il est pourtant très intéressant. L’auteure l’exploite très bien à mon sens.
En résumé, je dirais que c’est un très bon livre qui pourra émouvoir pas mal de personnes.

Ma note : 4/5

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